# Retour amont : British Columbia report

Olympic Discovery trail

C’est une belle voie pour terminer le périple en terres états-uniennes.

La traversée Port Angeles (USA) – Victoria (Canada)

Je suis entouré d’Amish de l’Ohio qui s’extasient devant les baleines : une vingtaine de jets d’eau alentour, des orques arborant de fiers ailerons et des baleines grises propulsant l’eau presque aussi haut qu’à Genève !

Port Angeles ressemble à une ville désenchantée en milieu rural. Victoria ressemble à une ville pimpante et touristique où il fait bon vivre. Je ne m’attendais pas à une telle différence culturelle entre les deux géants nord-américains.

Steve Maholic, cyclo-meditator

Steve Maholic est mon hôte à Victoria ; 56 ans, grand et costaud. Son père croate est venu pour l’industrie du bois. Du côté de sa mère, le melting-pot est mi lituanien-mi allemand. Il a été boulanger pendant 20 ans, charpentier ensuite, avant qu’un cancer diagnostiqué il y a 9 ans ne le force à une forme de retraite anticipée. Depuis il finit de construire sa maison et roule 6 jours sur 7 ! Un cycliste-méditator qui « ne serait sans doute pas aussi joyeux s’il ne pouvait plus faire du vélo » et qui y trouve un moyen d’équilibrer ses émotions et de calmer son corps. Il m’offre une petite visite de 45 km pour mon jour de repos autour de Victoria, des côtes ouvrant sur une baie calme, des biches qui arpentent les rues de la ville, des cimetières champêtres et des universités bucoliques.

Ensuite, je vaque pour ma journée de touriste à Victoria : je me procure un spray anti-ours, m’offre un délicieux et trop copieux repas à Rebar, LE bar végétarien de Victoria, une sieste à l’ombre des chênes de la Maison du Parlement et une ballade le long de plages habitées par des troncs flottés propices aux sculptures d’arbres.

Au retour, la bière avec Steve nous plongeait de la bicyclette aux profondeurs existentielles : de la maladie mentale, du rapport à la mort, de la folie des américains de l’autre côté de la frontière, de la perte de qualité des arbres obligeant à réformer les codes de construction, des enfants !

Steve me semble être un bon exemple de ces réflexions sur la qualité de vie, l’essentiel, le soin de soi, survenant nécessairement, du fait de la maladie. Où comment de la vie rude des forêts canadiennes, on en vient à effleurer les vertiges existentiels, rien qu’en frôlant la mort …

Damien

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