# West Coast : Piedras Blancas – State Park de Garrapata

Côte grandiose 

Aujourd’hui j’ai parcouru une centaine de kilomètres de côte grandiose. Les montagnes plongent dans l’océan. La végétation maquisarde sur les versants devient subitement luxuriante dans les vallées qui abritent les cours d’eau. La route suit le relief, grimpant pour passer des falaises et redescendant doucement vers le prochain vallon. C’est beau, l’eau brille de mille bleus, la température est parfaite. Jusqu’à 11h les touristes ne sont pas encore de sortie.

Trop de voitures, trop de con-ducteurs 

Vers 13h30, je fais halte à la librairie Henry Miller à Big Sur. L’écrivain a passé dans cette forêt donnant sur l’horizon plus de vingt ans de sa vie. Les arbres sont des géants et les boites aux lettres peintes laissent penser que le lieu grouille de hippies ! Ce mémorial ressemble précisément à un repaire culturel au milieu des montagnes : livres, musique, installations. Le thé est offert et bienvenu. Un touriste me demande d’où je viens et commence, sans écouter, à me dire que lui aussi a un ami cycliste de l’extrême, etc, etc … Je coupe court à la discussion en disant : « il y a trop de voitures et trop de conducteurs cons ». Ça le fait rire mais depuis que la côte est à portée des touristes de San Francisco, je rigole moins de mon côté. Avec les pick-up qui, me frôlant, me donnent la possibilité de voir les stickers « Votez Trump », je crois que le touriste a la palme de la conduite dangereuse pour le cycliste. Je vais décidément rouler au petit matin !

Illégalité 

Ce soir, je dors encore dans l’illégalité puisqu’il est interdit de planter sa tente, même pour quelques heures sur la côte. Cela se comprend parce que le touriste afflue ici depuis San Francisco et parce que le campeur aux USA est rarement léger. Cela veut-il dire que l’on est obligé de respecter l’interdiction ? Le jeu permet de trouver tranquillité et éloignement des routes ce qui n’est guère permis dans les campings officiels (d’ailleurs tous bondés). « Leave no trace », ne pas laisser de trace est un bon précepte pour un « campeur sauvage » dit-on en français, « libre » dit-on ici… Je ne sais pas si j’étais libre, mais le tapis de fleurs et le chant des phoques qui m’accueilleront au matin, dans la fraicheur d’un crachin salé, ont tout d’une hospitalité parfaite.

Damien

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